Lore : les armes prodigieuses du Druide.

[vc_hoverbox image= »12245″ primary_title= » » hover_title= » »]Partons à la découverte des histoires des armes prodigieuses du druide qui vont nous faire voyager à travers Azeroth et le Rêve d’émeraude mais également nous faire revivre certains événements majeurs de l’Histoire du monde.[/vc_hoverbox]

La Faux d’Elune, l’arme prodigieuse du druide équilibre.

La Faux d’Elune est l’incarnation physique du divin et du sauvage, de la sérénité et de la férocité bestiale. Mais la Faux n’est pas seulement une arme, c’est aussi  un symbole. Sa plus grande leçon est peut-être que la sérénité et la fureur cohabitent en chaque être, et que parfois, le mieux que nous pouvons espérer est de trouver l’équilibre. Puisse la Faux d’Elune vous accorder la force de détruire vos ennemis et la sagesse de savoir quand retenir votre bras. Pendant des millénaires, la Faux d’Elune a été à la fois l’incarnation de la puissance sacrée et une mise en garde contre les dangers d’une rage incontrôlée.

La Guerre des Satyres

Il y a fort longtemps, lors de la Guerre des satyres, les forces des elfes de la nuit se trouvèrent encerclées par une armée d’adversaires démoniaques. Durant cette guerre qui éclata quelques années après la Guerre des Anciens, les satyres, d’anciens Kal’dorei corrompus par la magie démoniaque, s’allièrent aux démons subsistants sur Azeroth et attaquèrent les elfes de la nuit avec l’objectif de détruire leur civilisation. Au départ, les elfes essuyèrent un sérieux revers et c’est alors que certains estimèrent qu’il leur fallait un avantage décisif pour renverser le cours de la bataille. C’est ainsi que la Faux fut créée en réunissant un croc de l’ancien Goldrinn et le bâton d’Elune imprégné de puissance divine.

Il est écrit que la Faux naquit de la haine d’un druide, Ralaar Brasecroc, et du cœur brisé d’une prêtresse, Belysra Soufflétoile. Ralaar pensait pouvoir utiliser la terrible forme de la meute pour aider les elfes de la nuit contre les démons nettement supérieurs en nombre… Mais sa proposition fut rejetée par l’Archidruide Malfurion Hurlorage qui estimait cette forme trop instable. Lorsque son meilleur ami, Arvell, refusa de l’adopter et succomba face aux démons, Ralaar choisit non seulement d’épouser cette forme, mais aussi de chercher des moyens de l’améliorer. Il trouva une alliée improbable en la personne de la bien-aimée d’Arvell, la prêtresse Belysra Soufflétoile. Ensemble, Ralaar et Belysra réunirent le croc de Goldrinn et le bâton d’Elune pour créer la Faux d’Elune… une arme qui changea le cours de l’Histoire. 

La Faux d’Elune dévoila ses pouvoirs incommensurables au fil des millénaires qui suivirent. Son utilisation par le druide entêté Ralaar Brasecroc pendant la Guerre des satyres pour renforcer la forme de la meute se révéla désastreuse. Elle provoqua la transformation de nombreux druides en worgens, créatures sauvages incapables de distinguer amis et ennemis. C’est dans ce contexte que l’Archdruide Malfurion Hurlorage obtint la Faux et l’utilisa pour bannir Ralaar et ses worgens dans le royaume du Rêve d’émeraude où il espérait qu’ils puissent trouver la paix au pied de l’arbre majestueux Daral’nir.

Vélinde Chantétoile

On sait que la Faux d’Elune disparut peu après la Guerre de satyres. Des milliers d’années plus tard, elle fut redécouverte par une princesse elfe de la nuit nommée Velinde Chantétoile. Cherchant désespérément un moyen de repousser la nouvelle incursion des forces démoniaques, Velinde canalisa les pouvoirs de la Faux afin d’invoquer les worgens bannis dans le Rêve d’émeraude. Elle se révéla cependant incapable de contrôler ces créatures et sollicita l’aide d’un mage humain. Malheureusement, elle fut attaquée et tuée en se rendant auprès de l’ensorceleur… La Faux se perdit ainsi une nouvelle fois dans les méandres de l’Histoire. 

Tout au long de son histoire, la Faux d’Elune changea de mains à maintes reprises.

Le résident timoré (et extrêmement chanceux) du Bois de la Pénombre nommé la Tremblote  fut l’un de ses porteurs éphémères. Ce dernier découvrit l’arme dans une ancienne mine connue sous le nom de Destin de Roland. Un récit de la main même de la Tremblote relate sa découverte de la Faux, et comment ses camarades et lui furent attaqués par des worgens :  » Ils ont surgi de partout, sortant de trous à nos pieds, tombant d’escarpements au-dessus de nos têtes.  »

La Tremblotte fut le seul à survivre à l’assaut des worgens, mais il perdit la Faux d’Elune au cours de sa fuite éperdue de la mine maudite.

 

L’Archimage Karlain assistant à la mutilation de son fils.

Extrait du journal de l’Archimage Karlain :

Poursuivis par ces maudites créatures, les worgens, nous nous sommes précipités dans la mine du Destin de Roland. Là, nous découvrîmes un spectacle des plus macabres et tout particulièrement déchirant à mes yeux. Mon fils, immobilisé par les mains griffues des worgens, était agenouillé sous la lame de la Faux d’Elune, dont j’ignorais alors le nom. Ces créatures accomplissaient un rituel profane, une sorte d’initiation qui ferait entrer mon garçon dans leur secte de loup. Incapable d’intervenir à temps, je ne pus qu’observer le chef de la secte plonger ses crocs luisants dans l’épaule dénudée et la poitrine de mon unique fils. Quelques instants plus tard, laissant jaillir le cri de douleur qui montait en moi, j’attaquais ces créatures. 

 

Les cavaliers noirs

La Faux d’Elune s’est ensuite trouvée associée à un mystérieux groupe d’impitoyables chasseurs de reliques connus sous le nom de Cavaliers noirs. Ce sont d’anciens marchands frauduleux ayant été maudit par le Gardien Medivh, corrompu par Sargeras, et sont devenus par la suite ses serviteurs. Ils sont contraints de parcourir Azeroth pour l’éternité à la recherche de puissants artefacts magiques pour leur maître. Ces cavaliers furent signalés pour la première fois peu de temps après la découverte de la Faux dans la mine du Destin de Roland, lorsqu’ils massacrèrent une famille locale dans leur quête de l’artefact sacré. Après s’être emparés de la Faux, le prêtre Revil Koût et ses compagnons furent à leur tour des victimes des Cavaliers noirs, qui se heurtèrent alors au commandant des Veilleurs, Althea Bouclenoire. Ce qu’il advint ensuite demeure un mystère, puisqu’ils disparurent tous dans un éclair aveuglant.

Témoignage de Revil Koût, prêtre de l’église de la Lumière sacrée, à l’attention de l’Archevêque Benedictus :

J’ai l’intime conviction d’avoir agi au nom de la Lumière. La récupération de la Faux d’Elune dans le Destin de Roland m’avait permis de l’utiliser comme appât pour attirer de sinistres voleurs connus sous le nom de Cavaliers noirs. Alors que nous les affrontions, les cavaliers nous ont téléportés à Karazhan, la tour légendaire de l’ancien gardien Medivh, d’où ils partaient à la recherche d’armes prodigieuses pour leur salle des trophées cachée. Malgré les efforts des cavaliers et l’intervention du conservateur de la salle des trophées, ils ne s’empareraient pas de la Faux. Fort de l’aide de mes compagnons et de mon inébranlable dévotion à la Lumière sacrée, j’ai contribué à l’échec de la campagne impie des Cavaliers noirs. 

Peu avant que le grand Cataclysme ne s’abatte sur Azeroth, la Faux d’Elune fut secrètement transportée par des tunnels souterrains jusqu’au territoire fortifié de Gilnéas. A cette époque, la Faux passa des mains d’un assassin gnome du SI:7 nommé Brink Tourneclé à celles des partisans elfes de la nuit de Genn Grisetête, Roi de Gilnéas. Elle fut ensuite brièvement subtilisée par des agents des Réprouvés, avant d’être finalement rendue aux elfes de la nuit grâce à l’intervention d’aventuriers héroïques.

Extrait du récit de la mort de Premier Alpha, chef de la secte du Loup, tel que consigné par la prêtresse Belysra Soufflétoile :

Premier Alpha avait fait de la récupération de la Faux d’Elune sa priorité absolue. Il éprouvait toujours un profond ressentiment envers l’Archidruide Malfurion Hurlorage qui l’avait rejeté alors qu’il était encore Ralaar Brasecroc, le druide si déterminé à adopter la forme de la meute pendant la Guerre des satyres. Ce worgen entendait utiliser la Faux pour invoquer ses congénères du Rêve d’émeraude afin d’assiéger notre bien-aimé foyer de Darnassus. J’ai combattu Premier Alpha du mieux de mes capacités, mais mes efforts se sont révélés insuffisants. Il parvint à s’emparer de la Faux et s’apprêtait à invoquer ses frères worgens quand il fut terrassé par un fantôme… L’esprit de mon amour perdu, Arvell, qui avait juré, il y a des milliers d’années, que même la mort ne nous séparerait pas. Mon bien-aimé tint sa promesse et la Faux d’Elune resta en ma possession. 

Tyrande Murmevent

Autre extrait des écrits de Belysra Soufflétoile :

Arvell, il ne se passe pas une journée sans que je pense à toi, mon amour. Comment pourrais-je oublier le sacrifice que tu consentis il y a si longtemps, et ta réapparition au moment où j’avais le plus besoin d’aide ? Je te fais le serment de racheter mes indiscrétions passées et mon rôle dans la propagation de la malédiction des worgens. Je trouverai un moyen de venir à bout de ce fléau. Je rédige ces lignes à la veille de mon départ avec Valorn Calmebranche pour le Bois de la Pénombre où je compte approfondir ma connaissance des worgens. Je prie pour que ton esprit guide à jamais mon cœur et mon bras. Peut-être la Faux d’Elune nous permettra-t-elle de trouver un moyen d’offrir enfin à ceux que frappe la malédiction des worgens le plus beaux des cadeaux… La paix.

La Faux d’Elune fut ensuite conservée à Darnassus, la capitale des elfes de la nuit. Tyrande Murmevent accepte de fournir la Faux au druide équilibre à la recherche de son arme prodigieuse et envoie Valorn Calmebranche au Bois de la Pénombre la lui donner. Hélas, il est assassiné par les Cavaliers noirs qui dérobent la Faux, et le druide devra se rendre dans les cryptes de Karazhan, où les cavaliers conservent toutes leurs reliques, pour la récupérer.

Les Crocs d’Ashamane, l’arme prodigieuse du druide farouche.

En prenant possession de ces armes, les druides ont porté un coup terrible aux forces du Mal. Entre leurs griffes, ces dagues auraient représenté bien plus qu’un simple danger ; elles auraient constitué un véritable sacrilège. Les crocs sont tout ce qu’il reste d’une vénérable déesse sauvage qui donna sa vie pour défendre Azeroth. Connaissez-vous son histoire ? Les druides de Val’sharah, qui ont veillé sur ces armes au fil des siècles, pourraient vous la raconter. Certains d’entre eux ont même eu l’honneur de la rencontrer. 

Ashamane

Ashamane, car tel était son nom, nous a légué un puissant héritage, et très bientôt, il nous appartiendra d’en tirer le meilleur parti.

Au temps jadis, Azeroth était plongé dans les ténèbres. Le règne des ombres prit fin lorsque les titans renversèrent l’Empire noir des Dieux très anciens. Alors, les créatures naturelles purent voir le jour et prospérer. Chargée de semer les germes de la vie dans le monde, une gardienne nommée Freya créa aux quatre coins d’Azeroth des enclaves luxuriantes qui enfantèrent d’innombrables animaux. De temps à autre, des créatures aux facultés exceptionnelles attiraient son attention. C’est ainsi qu’au cours de ses voyages, Freya croisa la route d’une jeune panthère aux prises avec une meute de loups qui venait de tuer sa mère. Blessée, la bête continuait à se battre vaillamment, lacérant de ses griffes acérées ses prédateurs pourtant plus imposants qu’elle. Au grand étonnement de Freya, les loups finirent par prendre la fuite, craignant que ce repas ne leur coûte trop cher. Lorsque la gardienne prit la panthère dans ses bras, elle en fut quitte pour une volée de griffures. Mais elle n’en fit rien. Bien au contraire, impressionnée par la férocité de la créature, elle pansa ses blessures et lui donna le nom d’Ashamane, en référence à son pelage noir d’encre.

 

Freya à Ulduar

Au fil des ans, Ashamane acquit une stature exceptionnelle pour son espèce. Aucun loup n’aurait tenté de la défier désormais. Freya constata avec plaisir que la panthère n’avait pas cédé à l’appel de la vengeance. Ashamane n’aurait eu aucun mal à traquer et tuer tous les loups de sa vallée, mais elle n’en fit rien. De fait, sa nature sauvage lui permettait de les comprendre. Après tout, n’était-elle pas une prédatrice, elle aussi ? Si les loups l’avaient attaquée, ce n’était pas par malveillance, mais parce qu’ils avaient faim. Aussi ne nourrissait-elle aucune rancune à leur égard. 

En revanche, elle se plaisait à jouer avec eux. La meute qui s’en était prise à elle se réveillait parfois au son d’un rugissement tonitruant. Ashamane s’approchait subrepticement de leur tanière avant d’annoncer sa présence à grands cris, ce qui ne manquait jamais de les faire détaler. Ashamane prit peu à peu conscience de sa puissance, une puissance bien supérieure à celle de toutes les autres panthères. Les années passaient, mais au lieu de vieillir, elle ne cessait de gagner en force. Des générations d’animaux virent le jour et s’éteignirent sous ses yeux. Elle n’était pas la seule dans ce cas. Des créatures puissantes, emblématiques, menaient comme elle une existence différente du reste de la nature. Des créatures que les mortels dénommeraient bientôt les dieux sauvages. Ashamane était l’un d’entre eux.

Un troll vénérant un loa

Le cœur indomptable d’Ashamane eut du mal à accepter son immortalité. Le chaos primordial, la lutte pour la survie… ces valeurs étaient ancrées en elle, et soudain, elles étaient vides de sens.  Elle avait transcendé sa condition. Aucune proie ne pouvait lui échapper, aucun prédateur la défier. Et à chasser sans péril, on reste sur sa faim. Ashamane arpentait sans se cacher les jungles d’Azeroth. Les autres bêtes n’avaient rien à craindre d’elle. Des rumeurs faisant état d’une panthère géante et majestueuse se propagèrent parmi les trolls qui s’aventuraient dans la région. Certains se mirent à la vénérer comme l’un des leurs loas bien qu’Ashamane se montrât rarement devant eux. D’autres se lancèrent à sa poursuite pour une tout autre raison. Ils rêvaient de se couvrir de gloire en terrassant cette créature. Car enfin, quel plus bel exploit que de vaincre un loa ?

L’un après l’autre, ces trolls ambitieux se risquèrent dans la jungle, mus par l’arrogance qui brûlait en leur cœur. Ashamane était enchantée. Aussi rusés, silencieux et fins tireurs furent-ils, ils regagnaient tous leurs tribus bredouilles, leurs oreilles bourdonnant au diapason de son rugissement et hantés pour toujours par la vision de ses crocs acérés. Elle n’avait guère besoin de prendre leur vie. Quand elle en avait terminé avec eux, ils avaient pleinement conscience de leur place dans la chaîne alimentaire. C’était amplement suffisant.

Chaque fois que Freya partait en voyage, de nombreux dieux sauvages l’escortaient, mais pas Ashamane. Le cœur de la panthère n’était pas prêt à se lier à une autre créature. La gardienne comprenait et souriait en voyant les yeux étincelants d’Ashamane l’observer à distance. Que la panthère le veuille ou non, un lien indéfectible s’instaurerait entre elles. Car il existait un autre royaume, un sanctuaire sauvage et immaculé, le Rêve d’émeraude. Freya s’en était servie pour faire naître la vie en Azeroth, et les dieux sauvages lui étaient liés par nature. Un jour, Ashamane se rendit un moment à Hyjal pour voir le Rêve et fut aussitôt conquise par ce monde luxuriant à la sauvagerie inaltérée. La panthère élut domicile sur les versants ouest du Puits d’éternité et passa des millénaires à flâner dans le Rêve d’émeraude, happée par ses mystères et sa puissance. 

A l’instar de nombreux dieux sauvages, Ashamane se tenait à l’écart des civilisations émergentes que se succédaient en Azeroth. Les trolls zandalaris n’avaient aucun intérêt pour elle. Quant aux elfes, imbus de leur prétendue supériorité, ils se considéraient comme trop évolués pour s’intéresser au monde naturel. Mais le jour vint où il ne lui fut plus possible de vivre en marge du monde. Le Rêve d’émeraude ayant été ébranlé par l’arrivée de la Légion ardente, Cénarius, disciple d’un autre puissant mentor, sollicita l’aide des dieux sauvages. Aux yeux d’Ashamane, l’appel du devoir passait avant tout. Elle s’élança aux trousses de la Légion sans la moindre hésitation. Un nouveau prédateur était arrivé dans son monde, et elle se faisait une joie de le prendre en chasse.

Zin-Azshari et le Puits d’éternité avant la Guerre des Anciens

Lorsque les dieux sauvages s’engagèrent dans la Guerre des Anciens, les combats s’étaient déjà généralisés bien au-delà du Puits d’éternité. Les démons qui s’aventuraient dans les forêts voisines de Zin-Azshari apprirent très vite à se méfier ; Ashamane, tapie dans les frondaisons, guettait leur moindre faux pas. Ses crocs mirent fin à la guerre pour de nombreux éclaireurs de la Légion ardente. Les hordes démoniaques avaient si peur de la panthère qu’elles se mirent à brûler des arpents entiers de forêt avant de se risquer à les traverser. Si les démons s’imaginaient qu’un terrain découvert leur conférerait un quelconque avantage, ils se trompaient lourdement. Révoltée par leurs déprédations, Ashamane unit ses forces à celles des dieux sauvages, des elfes et des autres créatures pour prendre la Légion à revers et décimer ses rangs.

Plus le temps passait, plus les hordes démoniaques semblaient sans fin. Quand Ashamane affronta la Légion il y a dix mille ans, son instinct lui souffla que les envahisseurs avaient un but précis. Quittant les combats près de Zin-Azshari, elle prit en chasse les groupes d’éclaireurs qui se dirigeaient vers le nord-ouest. Elle eut bien du mal à les suivre, car les démons avaient mobilisé leurs meilleurs guerriers dans l’espoir de dissuader d’éventuels poursuivants. Aussi, Ashamane dut-elle se battre tout au long chemin. Mais elle ne se découragea pas. Quiconque lui barrait la route le payait de sa vie. Alors qu’elle se rapprochait, elle comprit leurs intentions : ils comptaient s’emparer de Suramar. Ce qu’elle fit alors resta gravé dans les mémoires et explique pourquoi les druides de Val’sharah lui vouent aujourd’hui encore un tel culte.

Suramar avant l’invasion de la Légion

Une armée de démons s’apprêtait à assiéger Suramar, et Ashamane décide de l’affronter à elle seule. Les forêts de Val’sharah lui étaient inconnues, mais qu’importe ; car, quelles que soient les contrées sauvages qu’elle arpentait, elle y trouvait son élément. Elle fendit les rangs des démons et disparut dans les arbres. Elle se cacha dans la canopée pour fondre sur les commandants de la Légion telle une bête redoutable, et sema la terreur dans un déchaînement de violence, sans clémence aucune. Ce fut un véritable massacre. Toutefois, même les dieux sauvages n’étaient pas à l’abri des ravages de la Légion. Brûlée par le grangrefeu et intoxiquée par leurs armes corrompues, Ashamane continua à leur livrer une guerre sans merci, éclaircissant leurs rangs jusqu’à ce que leur chef fût contraint de l’affronter en personne. C’était précisément le but recherché par Ashamane qui n’ignorait rien des lois de la survie : la meute ne serait vaincue que lorsqu’elle aurait planté ses crocs dans la gorge de son chef.

Un général de la Légion s’était porté volontaire pour superviser l’assaut de Suramar. Ce seigneur des abîmes, Ronokon, rêvait des trésors de la cité elfique et tenait à s’en emparer au nom de Sargeras. Ulcéré par l’intervention d’Ashamane, il voulut la tuer lui-même. La déesse sauvage et le général annihiléen se battirent des heures durant dans les forêts de Val’sharah.  Ce combattant rusé était conscient de la rapidité de son adversaire et prit donc soin de la tenir en respect avec sa lance gangrenée, ne lui infligeant que des blessures superficielles. De guerre lasse, Ashamane commençait à faiblir. Ses blessures le faisaient souffrir et elle perdait en vivacité. Mais sa détermination demeurait intacte. Dans un dernier sursaut, elle bondit sur Ronokon qui lui enfonça sa lance en plein cœur alors qu’elle plantait ses griffes dans ses épaules et ses crocs dans son cou exposé. Ronokon se débattit pour se défaire de l’étreinte mortelle de la panthère, mais celle-ci refusa de lâcher prise. Ses crocs restèrent fichés dans sa gorge jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle. Hélas, sa mort occasionna encore davantage de dégâts. La puissance gangrenée qui lui avait été conférée par la Légion provoqua une violente explosion qui dévasta les terres adjacentes et réduisit Ashamane en cendres. Mais son sacrifice ne fut pas vain. Les habitants de Suramar eurent le temps de dissimuler leur cité aux yeux de la Légion et du reste du monde, et échappèrent ainsi à la Fracture qui s’ensuivit.

La gloire d’Ashamane où fut exposé pendant des siècles ses crocs.

La région de Val’Sharah avait été transformée à jamais. La colline d’antan avait cédé la place à une falaise surplombant une vallée encaissée. Les druides mirent des années à rendre sa splendeur passée à la nature environnante. Malgré les traces persistantes de la corruption de Ronokon, une force opposée semblait flottée dans l’air en permanence, contribuant à sa purification. Certains druides en vinrent à croire que l’esprit d’Ashamane poursuivait par-delà la mort son combat contre les envahisseurs qui avaient osé s’en prendre à son domaine.

Les druides érigèrent un sanctuaire là où le seigneur des abîmes avait trouvé la mort afin de saluer la bravoure d’Ashamane. Ses crocs, seuls vestiges épargnés par sa mort violente, furent déposés pour rendre hommage à son cœur inflexible et à sa nature indomptable. Aujourd’hui encore, Ashamane reste dans les mémoires comme l’un des plus farouches défenseurs d’Azeroth. C’est en se rendant à la Chute d’Ashamane en Val’Sharah, que le druide farouche empêche la Légion de mettre la main sur l’héritage d’Ashamane et récupère les crocs.

Les Griffes d’Ursoc, l’arme prodigieuse du druide gardien.

En ayant récupéré les griffes d’Ursoc, nous avons reçu la bénédiction des dieux sauvages. Comprenez bien l’honneur qui nous a été fait : Ursol croit que vous êtes le champion destiné à poursuivre l’oeuvre de son frère. Puisse l’esprit d’Ursoc nous mener à la victoire.

Tous les druides d’Azeroth connaissent l’héritage d’Ursoc. En tant que grand dieu sauvage, il défia la Légion il y a 10 000 ans de cela et sacrifia courageusement sa vie pour défendre ce monde. Gardien des plus exceptionnels, il avait foi en la puissance de la nature et jamais il n’hésita un seul instant à voler à son secours. Mais à présent, il va pouvoir profiter d’un repos bien mérité pendant que d’autres reprennent le flambeau.

Ursoc

Il y a de cela de nombreux millénaires, poussés par la curiosité, deux oursons s’aventuraient toujours plus loin dans les Grisonnes. Ces frères prénommés Ursoc et Ursol, dont la curiosité prenait le pas sur la prudence, se hasardaient souvent sur le territoire de féroces prédateurs. Ignorant le danger, ils faisaient front commun quoi qu’il arrive, même dans les situations les plus délicates. Un jour, ils attirèrent l’attention de la gardienne Freya, qui sillonnait Azeroth à la recherche de créatures sauvages d’exception. Freya flaira aussitôt leur potentiel et comprit qu’ils étaient promis à un grand avenir. En grandissant, ils surpassèrent en force et en stature tous leurs congénères des Grisonnes. De surcroît, ils semblaient insensibles aux outrages du temps. C’est ainsi qu’Ursoc et Ursol accédèrent au statut de dieux sauvages.

Ursol

Le don le plus insolite que la gardienne Freya conféra aux deux ours fut sans doute la parole. Seule une poignée de dieux sauvages reçut cette faculté en partage. Au nombre d’entre eux se trouvaient en particulier les futurs Astres vénérables. Si ces derniers furent choisis pour leur remarquable intelligence, les ours, eux, le furent pour leur témérité entêtée. Freya était convaincue que, tôt ou tard, Ursoc et Ursol finiraient par changer. Quand ils auraient suffisamment exploré Azeroth pour assouvir leur curiosité, ils se sentiraient obligés de défendre le monde envers et contre tous ses ennemis. Elle ne s’était pas trompée. Ursoc le frère aîné manifesta rapidement de forts instincts protecteurs. Plus ils découvraient les contrées sauvages d’Azeroth, plus il sentait le devoir de les préserver.

Constatant l’évolution des instincts des dieux sauvages au fil des ans, Freya remarque que certains d’entre eux devenaient les gardiens naturels de leurs domaines respectifs. Elle décida donc de créer des armes uniques à l’usage de ces créatures, des outils qui les aideraient en temps de crise… Mais la puissance de ces armes prodigieuses ne se mesurerait qu’à l’aube de la force de leur porteur. Seuls l’entraînement, l’expérience et le développement personnel pourraient libérer leur plein potentiel.

 

Malheureusement, ce principe directeur échappa à certains dieux sauvages qui négligèrent les armes que leur avait confiées la gardienne. Ursoc, en revanche, n’était pas de ceux-là. Freya offrit à Ursoc de nouvelles griffes forgées à partir d’un minerai rare appelé l’acier-titan et imprégnées d’une infime quantité de l’essence d’Eonar le titan. Capables de pousser, elles étaient quasiment indestructibles. Déterminé à faire bon usage de ce précieux cadeau, Ursoc se consacra corps et âme à la maîtrise de son pouvoir.

Le panthéon des dieux sauvages : Ursol, Ursoc, Tortolla, Malorne, Ashamane, Goldrinn, Aviana et Agamaggan.

Muni de ses nouvelles griffes, Ursoc s’entraîna sans relâche. Chaque jour, il parcourait de grandes distances et s’exerçait au combat avec son frère afin d’éprouver ses forces. Les années passèrent, et il devint de plus en plus fort. Ursol avait lui aussi reçu un présent, un bâton qui facilitait l’usage de la magie, et il apprit rapidement à contrôler sa puissance. Peu à peu, les griffes en acier-titan d’Ursoc se muèrent en une extension de son propre corps et Ursol passa maître dans la manipulation des flux d’essence magique. Ensemble, ils intégrèrent le panthéon des plus puissants dieux sauvages de leur temps… et ils deviendraient bientôt les plus fervents défenseurs d’Azeroth. 

Le temps venu, Ursoc et Ursol accompagnèrent la gardienne Freya dans ses voyages aux quatre coins d’Azeroth. Elle leur confia qu’elle avait perçu des forces ténébreuses s’affairant en sous-man, et les deux ours veillèrent scrupuleusement à sa sécurité. C’est au cours de leurs pérégrinations qu’ils découvrirent pour la première fois le Rêve d’émeraude, le royaume qu’avait crée Freya pour servir de modèle au milieu naturel d’Azeroth. Ils restèrent aussi longtemps que possible dans ces contrées immaculées, envoûtés qu’ils étaient par la nature virginale et florissante du Rêve. Un jour Freya insista pour partir seule. Ursoc et Ursol interprétèrent ce départ comme un adieu. Avant de les quitter, elle leur prodigua quelques conseils sur leurs armes et leurs autres dons, puis elle les exhorta à se tenir prêts. « Azeroth aura besoin de vous. Si vous n’êtes pas prêts à intervenir le moment venu, le monde courra à sa perte. » Les dieux sauvages ne la revirent jamais plus. Les ténèbres qui avaient perverti l’esprit du gardien Loken avaient également corrompu le sien.

Cénarius et les dieux sauvages luttant contre la Légion

Il y a dix mille ans, une menace telle qu’on n’en avait jamais vu jeta son dévolu sur Azeroth. Ayant corrompu des membres influents de la civilisation elfique près du Puits d’éternité, la Légion ardente déchaîna sa puissance et sa fureur sur notre monde. Le premier druide, Malfurion, et son mentor Cénarius demandèrent alors aux dieux sauvages de résister aux hordes démoniaques. Ursoc et Ursol furent les premiers à répondre à leur appel. Ils se ruèrent comme un seul ours sur la garde funeste de la Légion, donnant ainsi le coup d’envoi de la guerre qui opposa les forces naturelles d’Azeroth à l’armée dévoyée d’un titan déchu. Ce fut un combat désespéré qu’ils n’avaient aucune chance de gagner. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’hésita, et même lorsque les foudres de la Légion s’abattirent sur eux, ils continuèrent à faire front et ils luttèrent jusqu’à leur dernier souffle.

De nombreux dieux sauvages trouvèrent la mort au cours de la guerre contre la Légion. Ursol et Ursoc restèrent ensemble, combattant dos à dos, et utilisèrent les dons de Freya pour décimer leurs ennemis démoniaques, vague après vague. Cependant, leur force avait ses limites, et une déferlante incessante de traqueurs gangrenés  finit par avoir raison d’eux. Leurs esprits gagnèrent le Rêve d’émeraude, où ils demeurèrent des millénaires durant. Les griffes en acier-titan, voilà tout ce qu’il restait d’Ursoc dans le monde matériel. Lorsque les combats gagnèrent une autre région, un jeune furbolg les découvrit par hasard. Il les reconnut aussitôt et s’empressa de les rapporter à sa tribu. Et génération après génération, ses membres vénérèrent les griffes, la dernière relique de leur dieu ours.

Un furbolg

Rares furent les furbolgs à avoir le courage de brandir les griffes d’Ursoc au combat. Et chaque fois que l’un d’entre eux s’y essayait, les résultats étaient catastrophiques. Ursoc avait passé de longues années à maîtriser leur puissance afin d’en libérer le plein potentiel. Entre les mains d’un mortel inexpérimenté, elles induisaient une soif de sang incontrôlable qui se déchaînait indistinctement sur ses ennemis comme ses alliés. Au bout d’un certain nombre de tentatives, les griffes n’eurent plus aucun effet sur les furbolgs. Ils eurent beau accomplit toutes sortes de rituels, la puissance des griffes s’était ankylosée jusqu’à devenir latente. En réalité, l’esprit d’Ursoc, qui montait la garde au sein du Rêve d’émeraude, en avait bien assez vu. La tribu furbolg étant incapable de maîtriser la puissance confinée dans ses griffes, il la lui retira. Ainsi, les griffes ne révéleraient à nouveau leur véritable potentiel  qu’entre les mains d’un individu digne de les porter. Plus tard, des représentants des druides de la Griffe finirent par rapporter l’arme prodigieuse en acier-titan à leur propriétaire légitime au sein du Rêve d’émeraude.

 

Xavius, seigneur des Satyres

La détermination d’Ursoc à protéger Azeroth n’avait pas faibli, même dans la mort. Ursol et lui arpentaient sans relâche le Rêve d’émeraude, guettant le moindre signe de corruption ou de ténèbres susceptibles de prendre pied dans le royaume. Récemment, le retour du Cauchemar d’émeraude éveilla leurs soupçons. Ursoc affronta Xavius, le seigneur des satyres et un pion à la solde des forces du Mal, dans l’espoir d’éradiquer l’influence du Cauchemar. Pour la seconde fois, Ursoc consentit au sacrifice ultime afin de protéger Azeroth.Désormais, Ursoc peut enfin se reposer. Son frère Ursol continue à monter la garde au sein du Rêve d’émeraude, luttant sans relâche contre le Cauchemar. Les griffes d’Ursoc n’appartiennent plus aux dieux sauvages, mais aux braves qui poursuivent leur grand oeuvre. Seul un gardien dans l’âme, aussi déterminé que l’ours, sera ne mesure de les brandir au combat. Malheur à l’ennemi qui se trouvera aux prises avec une créature aussi inflexible.

Pour récupérer les griffes, le druide gardien doit aller aux Grisonnes à Grisegueule pour, au terme d’un rituel, prendre contact avec l’esprit d’Ursol. Le druide après avoir réussi trois épreuves, il se rend à la tanière d’Ursol pour entrer dans le Rêve d’émeraude. Ensemble, ils repoussent le Cauchemar d’émeraude qui cherche à corrompre les griffes. Victorieux, Ursol confie les armes de son frère au druide gardien pour lui permettre de vaincre la Légion

G’Hanir, l’arbre mère, l’arme prodigieuse du druide restauration.

 

Le Rêve d’émeraude est en danger, en proie au Cauchemar qui cherche à le corrompre. Cette branche a joué un rôle capital dans la préservation de la stabilité et de la quiétude du Rêve, mais elle n’y est plus en lieu sûr. 

Dans les temps anciens d’Azeroth, le règne effroyable des dieux très anciens étouffait dans l’œuf toute forme de vie spontanée. Sans aide extérieure, la nature n’aurait jamais pris son essor et les titans en avaient parfaitement conscience. L’un de leurs derniers actes de bienveillance envers nous fut de transmettre aux gardiens le savoir et le pouvoir nécessaire pour compenser  les indicibles déprédations des divinités d’antan. Progressivement, la nature se développa. La vie prospéra. Des générations de plantes et d’animaux virent le jour et évoluèrent. Cette renaissance miraculeuse ne provenait pas d’un endroit en particulier, mais au commencement était une source de guérison et d’équilibre, un sanctuaire où toute forme de vie pouvait trouver asile ainsi qu’un second souffle. Ce sanctuaire s’appelait G’Hanir, l’Arbre-Mère. 

Freya

La gardienne Freya fut chargée par les titans de superviser l’ensemencement du milieu naturel d’Azeroth. Pour contribuer à cette tâche, elle forgea un royaume mystique connu sous le nom de Rêve d’émeraude. Elle  entendait ainsi créer une vision immaculée de la nature, inaltérée par les forces du Mal ou les civilisations extérieures. Elle commença par façonner un arbre majestueux planté au sommet d’un pic escarpé surplombant le Rêve. De cet arbre naquirent de nombreux fruits et fleurs d’espèces différentes, et une vie nouvelle se propagea par vague dans les contrées voisines. Freya sculpta plusieurs sources de vie en d’autres endroits du Rêve d’émeraude, mais cet arbre fut le premier, le plus grand et le plus radieux. Des millénaires durant, il prodigua bienfaits et harmonie au-delà du Rêve et jusque dans le monde matériel.

Comme la vie s’épanouissait en Azeroth, des générations successives d’animaux virent le jour avant de s’éteindre. Bientôt, le Rêve d’émeraude fut rempli des esprits d’innombrables bêtes. G’Hanir, le premier arbre créé par Freya, devint un havre pour les créatures ailées. Ses frondaisons luxuriantes étaient assez vastes pour toutes les accueillir et son énergie curative et apaisante rassérénait les âmes les plus agitées. Maints puissants esprits furent attirés par l’aura bienveillante de G’Hanir. Certains venaient seulement l’admirer ; d’autres s’asseyaient à ses pieds pour se reposer dans on  ombre. Mais il en fut une qui s’y installa pour ne plus jamais repartir. La déesse sauvage Aviana élut domicile dans les branches de l’Arbre-Mère où elle demeura pour le restant de ses jours.

Aviana

Maîtresse des oiseaux, Aviana se distinguait des autres dieux sauvages par sa proximité avec les créatures mortelles inférieures. Prédatrice émérite, elle prenait plaisir à fondre sur ses proies depuis les cieux. Le temps passant, on lui attribua un nouveau surnom : la maîtresse de l’Arbre-Mère. Il est vrai qu’elle s’était laissée complètement envoûter par G’Hanir. Plus qu’un arbre, c’était une source de vie, de soins et de paix. Aviana passa des années à mêler sa puissance à celle de l’Arbre-Mère tant et si bien que toutes les créatures ailées d’Azeroth se prirent à rêver de ‘y rejoindre dans l’au-delà pour passer l’éternité à voler dans ses branches. C’est ainsi que l’esprit d’Aviana devint partie intégrante de l’Arbre-Mère, une symbiose qui aurait des conséquences à long terme.

Il y a dix mille ans de cela, le monde d’Azeroth fut envahi. La légion ardente assiégea nos terres et livra une guerre sans merci à quiconque osait lui résister. Peu de peuples trouvèrent le courage de riposter, et ils se heurtaient à la supériorité numérique de l’ennemi. Le premier druide, Malfurion Hurlorage, invita les dieux sauvages à participer à la lutte. Car une victoire de la Légion précipiterait non seulement la disparition des elfes, mais aussi la fin de toute forme de vie sur Azeroth. Les dieux sauvages furent nombreux à répondre à son appel. Et Aviana figurait parmi eux.

Lorsque les dieux sauvages se joignirent à la lutte contre la Légion ardente, les démons furent pris de court. Ils ne s’attendaient certainement pas à ce que la nature puisse produire des ennemis aussi puissants. Ce jour de gloire restera gravé dans les mémoires tant que notre monde ne tombera pas sous la coupe de la Légion. Aviana prit la tête de vols d’oiseaux venus des quatre coins du monde  afin de traquer les sbires de la Légion. Ses enfants et elles décimèrent les démons. Hélas, les forces de la Légion étaient trop nombreuses. Aviana fut abattue en plein vol et achevée au sol par une haie de lances démoniaques.

Nordrassil, l’arbre monde

L’annonce de la mort d’Aviana ébranla le Rêve d’émeraude et G’Hanir perdit toutes ses feuilles d’un seul coup. L’Arbre-Mère, refuge des esprits de tant de créatures, était mort lui aussi. La plupart portèrent le deuil, mais certains succombèrent à la tentation de servir les forces des ténèbres en l’absence d’Aviana. Pourtant, bien qu’elle fût morte, son esprit lui, demeurait en ce monde. Alors  que les elfes de la nuit se démenaient pour rebâtir leur civilisation après la Fracture, des membres  du Vol draconique vert découvrirent par hasard un don du ciel. Une branche de G’Hanir, dotée d’un unique gland encore accroché à ses feuilles, leur avait été confiée au sein du Rêve d’émeraude. Alors, Alexstrasza, l’Aspect du Vol draconique rouge, utilisa le gland pour créer Nordrassil, le grand Arbre-Monde qui protégerait le second Puits d’éternité.

Comprenant que la branche de G’Hanir était un don de l’esprit d’Aviana, Malfurion Hurlorage crut bon de la remiser à l’abri des regards. En effet, nombre d’enfants de la déesse avaient sombré dans le chaos et on ne pouvait courir le risque qu’ils s’emparent des vestiges de son legs pour les livrer à leurs nouveaux maîtres. Dans le plus grand secret, il mit la branche de G’Hanir  en lieu sûr dans les profondeurs du Rêve d’émeraude. Seule une poignée d’élus en connaissait l’emplacement exact, mais son influence, elle, se faisait sentir à des kilomètres à la ronde. Pendant des millénaires, la branche assura la stabilité du Rêve d’émeraude, tant et si bien que les terres environnantes devinrent réputées pour leurs énergies curatives et apaisantes.

Ragnaros et ses fidèles face aux druides d’Hyjal et aux dieux sauvages

Les événements liés au Cataclysme ébranlèrent profondément Azeroth et le Rêve d’émeraude. Alors que les elfes de la nuit s’efforçaient de repousser les troupes de Ragnaros sur le mon Hyjal, ils demandèrent aux champions d’Azeroth d’invoquer de nouveaux alliés, ou, pour être tout à fait exact, d’anciens alliés. De nombreux dieux sauvages ayant trouvé la mort au cours de la guerre des Anciens furent ressuscités. Aviana revint à la vie en Azeroth et aide les armées de la Horde et de l’Alliance à repousser les forces élémentaires jusque dans les terres de Feu. Au bout du compte, Ragnaros fut tué et le mont Hyjal sauvé. Sa tâche accomplie, Aviana se tourna à nouveau vers G’Hanir. Les temps avaient changé, mais son rêve de procurer un havre spirituel aux siens demeurait intact. Alors, elle se mit en devoir de rendre sa gloire d’antan à l’Arbre-Mère.

La branche de l’Arbre-Mère toujours dans le Rêve d’émeraude. À l’insu des druides, les forces du Cauchemar d’émeraude se rassemblaient déjà en vue d’un assaut imminent. Et c’est en inspectant les sources de puissances majeures du Rêve qu’elles découvrirent la véritable nature de G’Hanir. Le seigneur satyre Xavius, qui œuvrait à la corruption du Rêve au nom de la Légion, ordonna à ses troupes de procéder avec la plus grande prudence. La dernière branche de l’Arbre-Mère fut corrompue lentement, très lentement, de telle façon que ses dépositaires eux-mêmes ne se rendirent compte de rien. Quand le Cauchemar tomba le masque, la branche était saturée d’énergie maléfique. Si elle était ainsi corrompue, elle aurait sans doute plongé le Rêve d’émeraude dans le chaos. Fort  heureusement, elle a été purifiée et les manigances de Xavius déjouées.

 

Une druidesse utilisant la puissance de G’Hanir

Il est désormais trop dangereux de cacher G’Hanir. Le Cauchemar convoite la puissance de la branche, de sorte que l’obscurité ne suffit plus à assurer sa sécurité. La force de l’Arbre-Mère doit être mise à contribution pour chasser les forces du Mal de la surface d’Azeroth. C’est aussi l’avis d’Aviana, qui nous la confie avec sa bénédiction. Un jour peut-être cette branche regagnera-t-elle le Rêve pour restaurer la paix et la stabilité du royaume. Mais pour l’heure, c’est entre les mains d’un champion qu’est sa place. Son destin est de sauver des vies par milliers et de purifier notre monde de la corruption qui le gangrène.

 

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